Des prix pour se souvenir

Article paru dans l'Est Républicain du 26 avril 2010.

 

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ORGANISE PAR le comité départemental d'organisation du concours national du prix de la résistance et de la déportation, la cérémonie de remise des prix se déroulait dimanche après-midi dans les grand salons de l'hôtel de ville, sous la présidence du préfet Dominique Bellion et en présence d'André Rossinot, maire de Nancy et président de la Communauté urbaine du Grand Nancy, du général Olivier Jumelet, gouverneur militaire de la place de Nancy, de Claude Blaque représentant le conseil général, du recteur d'académie Nancy-Metz, Jean-Jacques Pollet et de l'inspecteur d'académie, de Meurthe-et-Moselle, Philippe Picoche.

Le thème du concours 2009-2010 était "L'appel du 18 juin 1940 du Général De Gaulle et son impact jusqu'en 1945".

En préambule, après l'ouverture au son de "La Marseillaise", deux discours, celui de Roger Souchal, président du comité départemental du concours puis une allocation de Dominique Bellion, préfet. Le "Chant des Partisans" reprenait alors, joué par l'Harmonie Nancéienne comme tous les morceaux musicaux de cette cérémonie.

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Le colonel Legrand, grand résistant et maître de cérémonie, annonça alors que la lauréate de l'année précédente, Charlotte Mathias, du collège Joliot-Curie de Dieulouard, s'était vu attribuer un premier prix au palmarès national.

La remise des prix se poursuivit, en fonction des diverses catégories individuelles ou collectives. Les prix, des lots de livres, étant remis par les personnalités de la résistance ou de la déportation présent dans la salle et par les maires dont les villes ont elles aussi apporté des lots pour les jeunes.

Le Challenge de la résistance et de la déportation a été remis au collège Marquette de Pont-à-Mousson et aux deux professeurs Fabrice Watrin et Francis Vignola par le préfet, ainsi que René Souchal et le président des cristalleries de Baccarat, Eric Brient.

 

Les cuivres expliqués aux enfants

Article paru dans l'Est Républicain du 11 avril 2010.

 

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"Depuis la nuit des temps, l'homme a joué de la musique. Certainement au départ avec sa voix, puis, très vite, à l'aide d'instruments" raconte Jean-Marc Illi, professeur à la faculté de musicologie de Nancy, lors de la conférence sur les cuivres, organisé par l'école de musique Charcot. Conférence s'est ouverte pour les classes de CM1 des écoles Loti et Prévert. Jean-Marc était assisté de Pascal Ansel, professeur à la trompette à l'école de musique, de David Grosjean, professeur de cor à l'école de musique, et François Fossano, au trombone, pour des démonstrations musicales. Les cuivres, une famille d'instruments, nommés ainsi non pas pour le matériau qui les compose mais pour la manière dont ils sont joués, par vibration des lèvres sur l'embouchure.

Parmi cette grande famille, la trompette au symbole militaire. La plus ancienne est retrouvée dans le tombeau de Toutânkhamon. La trompette va accompagner tous les événements de la vie. AU XIXe siècle, elle prend son envol comme instrument soliste et au XXe siècle comme beaucoup d'autres cuivres, le jazz sera un débouché important. Le cor, sympbole pastoral. De nombreux compositeurs au XIXe siècle, époque romantique où la musique exprimait des histoires, utilisent le cor pour évoquer la nature, la chasse...

Le trompbone au Moyen-Age et à la Renaissance a eu un rôle bien particulier parce qu'il était le seul des cuivres à pouvoir accompagner la musique chantée, les choeurs, la musique religieuse, requiem, oratorio et d'opéra.

 

Trois cent cinquante aînés à table

Article paru dans l'Est Républicain du 26 mars 2010.

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Beau rassemblement d'anciens mardi dans la grande salle du foyer culturel Gérard Léonard où la ville avait convié plus de trois cent cinquante personnes agées de plus de 65 ans, à un superbe goûter de printemps. L'animation musicale se déclinait sur les accords rythmés de l'Harmonie nancéienne (en formation réduite) et des chansons distrayantes correspondant à l'âge des invités, comme "Le petit vin blanc", ou des chansons de Paris.

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Pour recevoir tout ce monde enchanté d'être réuni avec des amis, les élus avec en tête le maire Eric Pensalfini, et l'adjointe en charge des personnes âgées, Josette Pérouff, mais également quelques autres élus.

Au service, l'association des Bénévoles de Saint-Max largement disponible comme toujours.

Au menu du goûter un gâteau délicieux. "Je l'ai choisi moi-même" a précisé le maire. Un verre de vin pétillant, puis après un peu de musique et quelques bavardages, une tranche de brioche et le café.

Petit intermède, la salle a chanté bon anniversaire à Mari-Rose qui fêtait ses 87 printemps.

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Un instrument,

une histoire à l'école de musique de Ludres

Article paru dans l'Est Républicain du 21 mars 2010.

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Jean-Marc Illy, professeur à la faculté de musicologie de Nancy, a présenté une conférence, organisée par Viviane Benattar, directrice de l'école de musique, au centre culturel Charcot. Assisté de Christelle et de Jean-Marie pour des démonstrations en musique, J.M. Illy a raconté l'histoire de deux instruments, la flûte traversière et la clarinette.

A l'origine, la flûte à bec a beaucoup été utilisée au Moyen Age, à la Renaissance... A partir de 1750, elle disparaît des orchestres et c'est vers 1910 qu'elle renait pour jouer les musiques anciennes. Quant à la flûte traversière, son existence est attestée dès l'antiquité, mais pendant 10 siècles elle disparaît et il faut attendre le XIIIe siècle pour retrouver des représentations des flûtes traversières dans des vitraux, les statues... La flûte est souvent jouée dans les scènes pastorales, pour imiter les oiseaux.

Pour ce qui est de la clarinette, son invention est attribuée à Jean-Christian Denner en Allemagne vers 1707. Il perfectionne le chalumeau, instrument rudimentaire du Moyen Age. Elle a un succès auprès des compositeurs du XVIIe siècle, c'est un instrument très prisé à l'époque romantique...

 

L'humour, carte de visite des Anonymes

Article paru dans l'Est Républicain du 07 mars 2010.

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"Vous êtes venus pour rire. On est venu vous faire rire" a déclaré Rémy Haydont avant les fameux trois coups annonçant le début du spectacle. Promesse tenue car la centaine de spectateurs qui ont assisté, vendredi à la salle des fêtes, ont ri de bon coeur tout au long de la pièce.

Il faut dire que la troupe des Anonymes n'a pas engendré la mélancolie. Depuis 34 ans que ces acteurs amateurs sont sur les planches, ils ont pris le parti de la bonne humeur, le leitmotiv de leurs pièces dans lesquelles se téléscopent quiproquos et jeux de mots. Paul et Rémy Haydont en sont des spécialistes patentés. Et le comité des fêtes ne s'y trompe pas en invitant chaque année depuis fort longtemps.

Vendredi soir, le président du comité des fêtes était satisfait de la réussite de cette soirée, la première animation inscrite au calendrier 2010. Le rideau était assuré avec les Anonymes qui ont exprimé leur talent sur scène. L'astrophysicien Galilée Némeault s'est organisé pour passer un week-end tranquille dans son manoir, tandis que sa femme est partie à son club de tricot, leur fils est chez des cousins. Galilée s'était promis de vendre la vieille pendule si bruyante.

Mais sa femme , Garance, tente à son insu de vendre le manoir à Huguette Duveau, la patronne de l'auberge "Auberge au sanglier des Ardennes" qui a deux étoiles au guide Michelin.

Quand au fils, il s'est mis en tête d'organiser, en cachette, une surprise-party. On le voit, le calme et le repos escomptés par Galilée ont été pertubés par l'arrivée de personnages inattendus et truculents.

Huguette n'a pas hésité à inviter à sa table l'abbé de Saint-Brieuc. Elle a même partagé avec le public des toasts. D'un bout à l'autre de la pièce, l'humour ambiant a fait rire les spectateurs qui n'ont pas ménagé leurs applaudissements à l'adresse des comédiens amateurs qui ont ainsi offert un bon moment de détente. "C'était vraiment bien" a confié une dame.

 

Article paru dans l'Est Républicain du 07 mars 2010.

Concert autour du saxophone en Moselle et Madon

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"Les Rencontres Musicales" de l'école de musique de Moselle et Madon se feront cette fois-ci autour du saxophone. Elles profiteront de l'événement créé par l'A. SAX et présidé par Claude Georgel à Nancy-Vandoeuvre du 18 au 21 mars. En amont donc de ces "Quatre jours avec le saxophone", ce mardi 9 mars sera donné un concert, à 20 H 30, salle polyvalente à Bainville-sur-Madon.

Didier Boucher, directeur d'E3M, en lien avec le conservatoire de Nancy organise ce concert autour du saxophone qui donnera, nul doute, l'envie de se rendre aux quatre jours de l'A. SAX. Ce concert de Bainville est totalement gratuit et l'on peut se renseigner auprès de l'école de musique au 03.83.47.52.34.

Les Bainvillois et les gens de tout territoire pourront apprécier les talents des élèves et des professeurs des écoles de Moselle et Madon, Villers, Haroué, Forbach et du conservatoire de Nancy.

Duo de saxo, duo saxo-piano; quartet piano, basse, batterie, saxo sont au programme avec des oeuvres diverses de Loigerot, Nougaro, Mintzer, St. Wonder, H. Mancini, G. Di Giusto et M. H. Fournier.

 

 

Article paru dans l'Est Républicain du 14 janvier 2010.

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Grande première pour l'école de musique de Ludres, cette conférence sur l'histoire du saxophone et de la batterie, organisée par Viviane Benattar et animée par Jean-Marc Illi, professeur à la faculté de musicologie de Nancy, à l'Espace Charcot.

Jean-Marc Illi commence : "De tout temps et de tout lieu les humains ont pratiqué la musique... La voix a probablement été le premier instrument". Puis il explique le saxophone, instrument né par hasard, fabriqué par le Belge Adolph Sax. "Ce n'est pas courant qu'un homme donne son nom à instrument de musique et que celui-ci fonctionne".

Adolph Sax (1814-1894) commence à fabriquer des instruments de musique à Bruxelles. Il fabriquait des clarinettes, étant lui-même clarinettiste, et c'est en voulant perfectionner son instrument qu'est né le saxophone, un tâtonnement que Jean-Marc explique: "C'est un bricolage. Un facteur d'instruments de musique qui s'est amusé un jour à mettre un bec de clarinette, pour dire les choses simplement, sur un tube conique. Et ça a donné un son un peu étrange, un peu nouveau". Il s'installe à Paris où il crée et invente de nombreux modèles (le saxtuba, le saxhorn...). Il crée une famille de 7 saxophones du plus petit, le sopranino (environ 50 centimètres) au plus grand le saxo contrebasse avec ses 2,10 mètres de haut. Si l'instrument connaît un grand succès, Adolph Sax finira sa vie dans la misère et l'anonymat. Mais en 1914, un débouché incommensurable va s'ouvrir pour le saxophone avec "une extraordinaire invention musicale : le jazz".

Jean-Marc Illi a parlé ensuite de la batterie "La percussion peut être considérée comme une famille d'instruments qui a existé depuis l'humanité". Dès le 17ème siècle, les timbales étaient beaucoup utilisées. Au 19ème, la grosse caisse, le triangle et la cymbale apparaissent dans les marches militaires. La batterie serait née par soucis d'économie : "Jusqu'au début du 20ème siècle, il y avait un musicien devant chaque instrument à percussion.". Elle devient très vite artistiquement intéressante.

Une conférence captivante, ponctuée au saxophone par Jean-François Leiritz et à la batterie par Hugues Dimey, tous deux professeurs à l'école de musique.