Dimanche 29 septembre 2013

Concert de l'Harmonie Nancéienne en la Basilique Notre-Dame de Lourdes de Nancy

en faveur de l'ACAT-Lorraine

[Association des Chrétiens pour l'Abolition de la torture]

 

                Hier, c’était le bonheur qui se lisait

                sur les visages des  trois cents personnes

                qui avaient répondu à l’invitation de l’ACAT Lorraine,

                en ce dimanche automnal,

                au terme d'un concert

                donné par les  45 instrumentistes de l’Harmonie Nancéienne.

Un concert pour délivrer des prisonniers ! De la musique, de la poésie face à la barbarie des tortionnaires ! C’est le pari engagé par les militants des trois départements Meuse, Vosges et Meurthe et Moselle…


Pari réussi, si l’on en croit  ce qui s’entendait à la suite du concert, autour d’un goûter aussi attrayant pour l’œil que le palais, réunissant  musiciens et auditeurs, certains jusqu’à l’heure du repas…

Beauté et Harmonie, leitmotiv de l’entreprise, au service d’un message et d’une action :  soutenir les prisonniers soumis "à des traitements cruels, inhumains ou dégradants" [déclaration universelle des droits de l'homme, article 5]

Beauté et harmonie du lieu d’accueil, disposé en ovale au fond de l’église, ouvert, réalisé avec soin à l’aide du matériel ACAT et de panneaux-flash, lisibles et documentés, dans une unité de couleur paisible et chaleureuse, animé par de nombreux militants, détendus et disponibles à l’entracte pour proposer qui une pétition, qui un numéro de la revue, pour recevoir dons et chèques, ou bien tout simplement… pour parler.

Beauté et harmonie de l’accueil au micro par le coordinateur, chaleur des mots qui n’oublient personne, depuis le maire et les invités officiels présents ou excusés, jusqu'à l’évêque, Mgr Jean-Louis Papin, empêché, qui assurait de sa solidarité  et son soutien…

Beauté et force des courts textes, dits avec le cœur par des membres de l’Equipe Régionale, en préambule aux morceaux de la première partie : messages intenses, pleins de délicatesse, choisis pour leur contenu symbolique ou la force du témoignage… Force et pertinence de la symbiose entre parole et musique, qui prolonge et amplifie l’émotion du discours…

Le cadre somptueux de l’église Notre-Dame de Lourdes, édifice centenaire dédié aux fidèles lorrains empêchés d'accéder au lieu de pèlerinage pyrénéen, rendait parfaitement justice à la puissance de l’Harmonie, mettant en valeur la richesse de sa palette sonore, la vigueur de ses interprétations, au service d'un répertoire varié, sans cesse renouvelé. 

Un programme éclectique 

Le programme, ouvert par "Heal the world" de Michael Jackson, comportait des pièces connues, de Giuseppe Verdi, Jean-Sébastien Bach, Georg-Friedrich Haendel, certaines très populaires, comme le canon de Pachelbel ou la spectaculaire "grande porte de Kiev" de Moussorgski qui clôturait la première partie dédiée à l'ACAT; il faisait également  place au chant avec deux pièces interprétées avec sensibilité et engagement par de jeunes musiciennes de l'orchestre : Aude Masson, accompagnée par l'Harmonie pour "Ave Maria" de Caccini , Naomi et Léa Illi , accompagnées au piano par le chef en personne, pour "Some one like you" . 

                Dans la deuxième partie, introduite avec saveur et savoir par le chef, Jean-Marc Illi, se déployaient toute la verve et la fantaisie de l'ensemble, au service de la variété et de musiques de film : Arthur et les minimoys, Skyfall (James Bond)... sans négliger le petit clin d'oeil à la période Renaissance, chère cette année au Coeur de la Ville de Nancy, avec des "Old English Dances" du roi Henri VIII (réputé davantage pour ses frasques sentimentales que pour son talent musical, néanmoins réel) ! 

Un concert brillant et chaleureux, un moment de bonheur, une action réussie au profit du centre Primo Levi...

Deux chefs-d’orchestre à la baguette précise et exigeante, l'un pour la musique, l'autre pour l'ACAT, en la personne de Pascal Grandjean, qui, l'un et l'autre, ont su, au fil des mois précédant ce moment musical, motiver des équipes dévouées et compétentes : un concert brillant et chaleureux, un moment de bonheur, une action réussie, puisque, dès la fin du concert, l'ACAT pouvait remercier les généreux donateurs pour la somme de 1992 € recueillie à l'entracte . Cette somme, arrondie à 1200 €, sera, comme annoncé, versée intégralement dans les prochains jours au centre Primo Levi, à Paris, pour soigner et remettre debout  chaque année les 300 victimes de tortures qui ont pu trouver refuge en France...

 Merci et bravo l'ACAT, merci et bravo l'Harmonie Nancéienne !